Devenir Maman, épisode 2 : Le trimestre des découvertes
Pour devenir mère, j’avais choisi de surmonter mes préjugés. J’étais loin de me douter que ceux-ci n’étaient que la pointe de l’iceberg. En réalité, les deux premiers trimestres allaient me confronter à des épreuves bien plus difficiles que ce que j’avais imaginé.

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Je dois admettre que je m’étais engagée dans ce projet avec une vision claire de l’impact que ma vie aurait « après », tout en sous-estimant complètement ce qui se passerait « pendant ». D’autant plus que ma grossesse s’était déroulée dans des circonstances particulières. En somme, personne ne m’avait vraiment préparée à ce que j’allais traverser, et mon quotidien était ponctué de surprises, parfois plaisantes, parfois moins.
Découverte 1 : Être enceinte est une « maladie »
J’avais souvent entendu les femmes autour de moi affirmer que la grossesse n’était pas une maladie, mais j’ai fini par réaliser le contraire : c’en est bel et bien une. Après mon premier rendez-vous chez le gynécologue, j’ai dû entamer une cure de vitamines et de fer. Sans oublier tous les examens complémentaires, les vaccinations et le traitement préventif contre le paludisme. Ce traitement en particulier m’a beaucoup affectée. Chaque mois, je devais prendre quatre comprimés, et à chaque prise, j’avais des visions apocalyptiques. Tout au long de ma grossesse, j’ai souffert de divers maux. Chaque jour apportait son lot de douleurs, que ce soit à la tête, au dos ou dans toutes mes articulations. J’ai également éprouvé des troubles digestifs, intestinaux et cardiaques. Ce sentiment d’impuissance, associé à d’autres facteurs, m’a plongée dans une profonde dépression.
Découvertes 2 : L’importance des autres
Étant une personne plutôt solitaire, j’ai toujours eu tendance à agir seule. Ma grossesse est survenue à un moment particulièrement difficile, comme je l’ai mentionné dans mon billet du 6 novembre dernier. J’avais l’impression de n’avoir personne pour me soutenir dans mon entourage immédiat, ce qui m’a poussée à me débrouiller seule, parfois même au détriment de ma santé, allant jusqu’à me mettre en danger. Heureusement, j’avais des amis et ma famille élargie, qui n’avaient pas le temps de juger mes choix. Du début à la fin, ils ont été présents pour m’encourager, me soutenir et répondre à certains de mes « caprices ». Sans leur aide, je ne suis pas certaine que j’y serais parvenue. Je tiens d’ailleurs à les remercier individuellement à cet effet.
Découverte 3 : Bien choisir son hôpital c’est impératif
Pourtant familière des hôpitaux, je découvrais le concept des rendez-vous gynécologiques. Jusqu’alors, je m’y rendais quand j’en ressentais le besoin, mais cette fois, la situation l’exigeait. Après avoir suivi plusieurs recommandations, j’avais choisi un hôpital de la région. Le premier rendez-vous avait été éprouvant, mais rien d’inhabituel. Cependant, lors des visites suivantes, le temps d’attente est devenu de plus en plus long et pénible. La file était déjà impressionnante, et la salle d’attente, peu confortable, était située près de la salle d’accouchement. On pouvait y entendre les cris de douleur des femmes, tandis que le personnel médical leur parlait de manière peu aimable. Pour couronner le tout, après une attente interminable, la consultation elle-même se déroulait dans une atmosphère particulièrement désagréable. Les soignants faisaient preuve d’un manque d’empathie et de pédagogie, s’exprimant même de façon dédaigneuse. Ça a tellement tourné au drame que j’ai décidé de me tourner vers un cabinet privé.
À l’issue de tout cela, je ne me sentais pas du tout à l’aise. Tous ces événements avaient suscité en moi de nouvelles inquiétudes. Je savais que la maternité était un parcours difficile et complexe, mais avec un brin d’amertume, je ne pouvais que réaliser que ce n’était que le commencement.