5 Choses que j’aurais aimé savoir avant de dire « OUI »: Episode 2
« Enfin », vous vous direz peut-être -avec raison-, cette série aura enfin une suite. Rassurez-vous, je n’essayais pas de mettre du suspens comme pour la saison 3 de « P-Valley ». J’ai juste un nombre incalculable de choses à gérer. Et, j’espère un jour avoir le temps de les partager avec vous.

Entrons donc dans le vif du sujet. En Mars dernier, soit il y a une éternité, j’ai commencé à vous parler de ces choses que j’aurais aimé savoir avant de me faire passer la bague au doigt et crier « je le veux » devant le maire. Je vous ai entre autres cité cinq d’entre elle dans l’épisode précédent (ici) dont la première fut : « L’herbe n’est pas plus verte ailleurs ». Cette phrase que j’ai souvent répétée machinalement et dont l’absolue vérité m’a frappée, que dis-je, ter-ras-sée.
La dure réalité
Au Cameroun -chez moi-, on a un adage qui dit: » Après le vin, c’est le 21 et si je savais… ». En substance, c’est toujours après coup qu’on se rend compte qu’on aurait peut-être pu faire les choses autrement. On aurait même dû faire les choses autrement. Et on se sent bien seul(e) et bête.
J’ai toujours eu l’impression d’avoir le poids du monde sur mes épaules. Tout le monde a toujours beaucoup cru en moi, et j’ai toujours eu à coeur d’être à la hauteur de ces espoirs, cette admiration. Pour cela, j’ai dû faire des choix -parfois catastrophiques- au péril de mon intégrité physique et parfois mentale pour être celle que ces personnes voyaient en moi. J’ai quasiment toujours eu deux visages. Celui de la jeune fille qui a confiance en elle, réussit tout sans grand effort, tout au long de la journée. Et puis, une fois seule dans l’intimité de mon lit et de mes écrits, j’étais moi, celle qui doute d’elle même, mal dans sa tête, mal dans sa chaire. Cette dualité, je l’ai portée toute ma vie sans rien laisser transparaitre ou presque. Et je pense quelque part que c’est le besoin de maintenir cette apparence qui m’a précipité dans le mariage pensant que c’était la « safe place » que j’avais tant cherché. J’avais espoir qu’une fois chez moi, avec ma moitié, je n’aurais plus jamais à faire semblant, à me soucier du regard des autres, à trimballer ce poids sur mes épaules.
L’herbe n’est pas plus verte ailleurs
J’avais beaucoup d’aprioris sur le mariage mais j’avais l’impression qu’il suffisait de trouver « la bonne personne » pour que tout roule. Oubliant que chaque phase de la vie crée une nouvelle version de soi et très souvent, la version de soi qu’on montre pendant la phase du « dating » n’est pas forcément celle qu’on incarne au quotidien -moi, la première-. Alors, le mariage n’est-il pas une « safe place »? J’ai découvert à mes dépends, que s’il existe un tel endroit, le mariage n’en fait pas partie dans l’absolu. Je m’explique…
Une fois, passer la phase de « dating », où on essaye implicitement de montrer à l’autre qu’on est » The » choix. On a tendance à se relâcher une fois cette étape franchie, comme si on était arrivé à la fin du marathon et on avait la médaille autour du cou: les caractères se révèlent. Et c’est à ce moment là qu’on découvre qui on fréquentait depuis tout ce temps. L’habitude de ne jamais remettre les choses exactement à leur place, l’horreur pour moi qui suis maniaque. Une façon différente de gérer les désaccords, sans parler de l’aspect financier et sexuel du couple. Et la gestion des enfants, si vous en avez très vite après (comme moi).
Je me souviens encore de cette époque où on pouvait rompre au moindre désaccord, se ghoster pendant plusieurs jours, le temps pour chacun de se calmer et se retrouver. C’est bien loin tout ça. Le mariage, c’est s’obliger à faire preuve de résilience, de patience et de maturité quand bien même ce ne sont pas des qualités premières. Si on m’avait dit que parfois je dormirais aux côtés de mon ennemi, seulement quelques minutes après une guerre acharnée. Rancunière comme je suis, la réflexion aurait peut-être été plus longue et incertaine.